Lundi 24 mars 2008 1 24 /03 /Mars /2008 23:31

 

 

RENAISSANCE

 

Pour tromper mon ennui, je marche à travers la campagne

J’essaie d’oublier ce jour maudit où sans un mot tu es parti

Me laissant seule derrière toi, pour ce beau pays de Cocagne,

Celui où disais-tu, tu  ferais ta place, où tu  serais enfin à l’abri!

 

Ce soir, fourbue et  lasse de ces longues journées d’errance,

Eplorée, mon âme toute entière dévorée par ton absence,

Esseulée, désespérée, Je me dévêts,  sur ma couche je m’allonge…

Comment oublier cet amour qui me fait si mal et me ronge ?

 

Par la fenêtre entre- ouverte, la caresse sur ma peau de la brise

 Les senteurs de la terre et des fleurs du jardin me grisent…

Je ferme les yeux,  laisse aller mon esprit à une douce rêverie

Ô  lune, veilles sur moi, toi dont les rayons éclairent mes nuits…

 

La fatigue a gagné et  a eu raison de mes doutes et interrogations.

Le sommeil sans crier gare, au pays des songes m’a emportée…

Deux amants dorment paisiblement, l’un contre l’autre serrés …

Une chaleur douce et réconfortante envahi mon corps et ma raison.

 

Au petit matin, je me réveille comme apaisée, ma décision est prise

Je ferme, ma porte au passé, sur moi il n’aura plus d’emprise

Sur ma peine je me suis repliée, et peu à peu me suis laissée choir

Ce ne sera peut être pas si simple, mais je veux et je peux y croire

 

Et pour commencer cette journée qui s’annonce ensoleillée

Sur la terrasse je reste assise, fini le temps des folles enjambées

Vers demain je veux regarder, cesser cette quête insensée qui m’use,

Rencontrer et aimer un autre Pygmalion qui fera de moi sa muse !

 

Françoise-Michèle Oignet

Mars 2008

 

 

 

Par Françoise-Michèle Oignet - Publié dans : poèmes romantiques
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Samedi 22 mars 2008 6 22 /03 /Mars /2008 14:47

amour-en-cage-reduite.jpg

L’Amour en cage

On disait d’elle qu’elle était jolie, voire même très belle

 Bel objet de  convoitise pour ce charmeur, que cette jouvencelle

Sans méfiance, dans ses filets,  elle s’est  laissée prendre,

Enfermer dans une cage dorée, sans avoir pu se défendre

 

Comme le rossignol de l’empereur, il lui fallait chanter

Son  regard si clair, vers lui, toujours devait être tourné

Au risque de se retrouver comme ce bel oiseau aveuglé

Le prince est devenu tyran, sur la cage il a mis une  clé.

 

Fier  de l’avoir conquise, elle était sur son gâteau sa cerise

Pour lui seul,  il l’a voulait toute entière, aimante et soumise.

De fleurs, de petits  présents, chaque jour il la comblait,

D’affection et d’amour pourtant, jamais il ne lui donnait.

 

Puis un jour, de la belle s’est lassé, devenu infidèle

Le traitre, ailleurs s’en est allé voir d’autres damoiselles

Sa beauté fanée, dans la cage,  seule est restée,

 Ses yeux de larmes mouillés, les barreaux ont rouillés.

 

Françoise-Michèle

Mars 2008

 

Par Françoise-Michèle Oignet - Publié dans : poèmes tristes
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Lundi 17 mars 2008 1 17 /03 /Mars /2008 11:32

 


 
Les ruines de mon cœur



Telle une forteresse,  combien d’assauts a-t-il subi,

Avant de tomber,  mon pauvre cœur meurtri ?

Pourtant, planté au  beau milieu de ses ruines,

Le désir de bonheur est encor là, telle une glycine

Qui s’enroule et s’attache solidement aux murs écroulés,

Il reviendra, je le sais, le temps des amours enflammés ! 
 

Longtemps, nous avons marché, sur les routes et les chemins,

Cherchant celui qui nous mènerait, vers de meilleurs lendemains.

Puis un jour, au hasard d’un carrefour, nos regards se sont croisés,

Dans ma poitrine, je les ai reconnus, ces battements accélérés…

Tu m’as regardée et un sourire a illuminé ton visage et tes yeux.

Nous nous étions enfin trouvés, de l’amour nous allions faire le jeu !

 

Tu es parti, tel un croisé, à la conquête de cette citadelle déchue

Maintes fois, il t’a fallu refaire à l’envers,  le chemin parcouru…

Blessée par de trop nombreuses batailles, j’en laissais baissée la herse.

Jusqu’au jour où,  mon trop plein de larmes et de chagrin je renverse

Libérant ainsi, la place à l’amour et t’ouvrant grands mes bras et mon cœur,

Ensemble, nous avons reconstruit, pierre par pierre, la maison du bonheur…

 

Françoise-Michèle

Janvier 2008

 

Par Françoise-Michèle Oignet - Publié dans : poèmes romantiques
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