Samedi 9 août 2008


Mes pieds foulent la terre qui exhale ses senteurs après l'orage.
Je sens mon pouls battre à mes oreilles, je te rejoins, est-ce bien sage ?
Je m'en vais au vent d'été, qui, dans mes cheveux détachés joue,
Ainsi que dans la voilure de ma robe, découvrant mes dessous,
Carrés de dentelles choisis, écrin de mon intimité à peine voilée...
La brise rafraichit mon corps consumé du désir de te retrouver.

Je n'entends et ne vois plus rien, la beauté de la nature s'efface,
Affolée comme une biche que des chasseurs pourchassent,
Mon pas devient course, c'est à peine si mes pieds touchent le sol.
Je me trace un chemin au milieu d'un parterre d'herbes folles.
Plus fort que tout, comme un cyclone, la passion bouscule tout.
Plus de raison, plus de tabous, rien ne compte que nous...

J'aperçois au loin ta silhouette, sur la droite légèrement inclinée,
Durant ces années, la vie toi non plus, ne t'a pas épargné...
Appuyé sur ta canne, le pas hésitant, lentement tu avances vers moi,
Tu as perdu ton arrogance, tu sembles moins grand, moins sûr de toi...
Soudain tu t'arrêtes, sur une souche prends appui et reste ainsi là,
Sans bouger, à me regarder venir puis enfin ouvres grand les bras !

Comme à une jeune fille, l'émoi a rosi délicatement mes joues,
Et accroché des perles à mon regard, étincelant comme un bijou,
Les battements accélérés de mon cœur, résonnent dans ma poitrine,
Le temps semble avoir suspendu son vol, tandis que vers toi je chemine.
Je retrouve l'exquise griserie du plaisir des rendez-vous secrets,
Au Diable la prudence, Il sera bien temps, plus tard, pour les regrets...

Françoise-Michèle
Août 2008

 

 

 

 

 

Par Françoise-Michèle - Publié dans : poèmes romantiques
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Samedi 9 août 2008



Un chat sur les genoux, assise là, devant ma fenêtre

Je pense à  ma vie, aux non dits, aux  peut être…

Pour vous, Je l’aurais aimée différente,

Plus facile, plus joyeuse, resplendissante…

Peu ou mal aimée, à vous,  je souhaitais tout donner,

J’avais tant d’amour à offrir, à partager…

 

Aujourd’hui, votre cœur est rempli d’amertume

Les mauvais souvenirs votre tête embrument…

 Je voudrai ne plus avoir à regarder vers le passé,

Votre enfance volée, l’adolescence gaspillée…

Je porte en moi, ce fardeau, ces secrets…

Toutes ces choses qui génèrent souffrance et regrets…

 

Connaîtrais-je un jour la joie d’un bonheur parfait ?

Le repos de l’esprit, l’âme et le cœur en paix,

Une fin de vie tranquille et enfin apaisée,

De mes enfants et petits enfants entourée,

Aujourd’hui, mon corps douloureux tout entier,

Aspire à la quiétude, à la sérénité avant l’éternité…

 

Je caresse le doux pelage, comme dans un rêve,

L’animal ne demande rien, il accueille cette trêve,

Au jeu de mes mains sur lui, agréablement  se prête.

De bon gré, avec délices, la pause de bonheur accepte

Au plaisir de l’instant présent,  Il goûte sans réfléchir,

Sans peur aucune, il se laisser mener  ver l’avenir…

 

Françoise- Michèle

Août 2008

 

 

Par Françoise-Michèle - Publié dans : poèmes tristes
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Lundi 14 juillet 2008

Deuxième chance…

 

Sur la mousse, protégés par l’intimité du sous-bois,

Aux jeux de l’amour, nous nous livrons toi et moi.

Avec maladresse, mon corps avec le plaisir renoue,

Mes soupirs, étouffés par le tumulte autour de nous,

La Nature en fanfare accueille nos retrouvailles,

Tandis que de plaisir, mon corps entier  tressaille…

 

Combien de fois ai-je songé à ces tendres instants,

Privée de nos étreintes, toutes ces années durant,

Ta bouche m’embrasse avec une ardente douceur

Je me livre tout entière, sans retenue, sans pudeur,

Dominée par  cette faim de toi, de raison je n’ai plus,

Je retrouve  avec délice, le goût  du fruit défendu…

 

Aujourd’hui, jetons au vent  les chagrins et rancœurs,

Oublions  le temps maudit des cris, des pleurs…

A l’aube de notre vieillesse, à nouveau réunis,

Ensemble, repartons sur les chemins de la vie

Ne gâchons pas ce temps si précieux, limité sans conteste,

Devant nous regardons, aimons-nous et oublions le reste


Françoise-Michèle
juillet 2008 

 

 

 

 

 

Par Françoise-Michèle - Publié dans : poèmes romantiques
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Vendredi 11 juillet 2008

 


Le ruisseau

Mes sens au petit matin s'éveillent,
La rosée sur l'herbe du pré, perle au soleil
Dans cette campagne chère à mon enfance,
Une douce journée pour moi commence...


Mes souvenirs guident mes pas vers le ruisseau,
J'aperçois sur ses bords alignés, les beaux ormeaux,
Que d'images soudain, reviennent à ma mémoire,
Les rires et les jeux, les bêtes buvant à l'abreuvoir...


Sur les cailloux qui tapissent son lit,
J'entends le joyeux clapotis de l'eau qui bondit !
Je quitte mes souliers pour courir plus vite,
Je n'y tiens plus, Je réponds à son invite...


Assise sur une pierre, par la mousse adoucie,
Les pieds dans le courant, j'oublie mes soucis,
Et me laisse aller, la tête renversée, Le col ouvert,
Goûtant avec délice, à la caresse de la brise légère...


Qu'il est loin aujourd'hui ce temps béni
Celui de l'insouciance et des rêves à l'infini...
Je rêvais de voyages, d'autres paysages...
De la dureté de la réalité, je n'ai pas fait l'apprentissage...


Près de mon ruisseau, mon cœur retrouve la paix
Peu à peu, s'effacent le tumulte de la vie et ses discordances
Derrière moi, je laisse à d'autres les rênes et le harnais
Une douce journée pour moi commence...


Françoise-Michèle
Juillet 2008

 

Par Françoise-Michèle - Publié dans : poèmes romantiques
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Vendredi 30 mai 2008


La fuite...



Après l’orage, La terre chaude et mouillée fume,
 

Au paysage s’accrochent des écharpes de brume

Les oiseaux semblent se taire  sur mon passage,

Mon cœur meurtri se serre sous mon corsage…

La nature cache sa beauté à mon regard désenchanté

Les larmes cette nuit, mes yeux ont encore noyés.

Perdue dans mes pensées, je ne sais où je vais, où je suis

Qu’importe ! Le vent fouette mon visage, je fuis…

Droit devant moi, sans me retourner, je marche,

Puis-je au bout du chemin  trouver un peu de  paix…

Que la fatigue me terrasse et  de ma pensée arrache

Cette douleur, cette faute non commise, pour laquelle je paie

De victime je suis devenue pour toi mon aimée,  coupable !

Ta haine, chaque jour sans relâche, m’engloutit et m’accable…

 

Mon enfant chérie… je t’aime

 

Françoise-Michèle

Mai 2008

Par Françoise-Michèle - Publié dans : poèmes tristes
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